Souchon

Il vient de fêter son anniversaire, mais je tairai son âge, je lui donnerai juste 10 ans. Alors comme j’ai envie de réécrire en cette fin de confinement, je vais rattraper le retard et partager avec vous les albums que j’ai écoutés Ici et là durant tout le temps où je n’ai pas écrit (soit 4 ans et 2 mois et 11 jours).

Bien sûr nous eûmes des orages, mais pas que. Alors si on parlait d’Alain Souchon ? Il a été beaucoup présent ces dernières années dans mes écoutes attentives. Un album sorti en 2019 Âme Fifties (album de l’année aux victoires de la musique 2020) et une réédition acoustique Âme Fifty Fifties (avec un inédit, Jaloux du soleil) sorti en novembre 2020, qui valorise, je trouve, encore plus les textes des chansons présentées. Musicalement, les Souchon père et fils ont supprimé le non-essentiel (COVID sort de ce corps…). Bref du grand Art.

Âme fifties ce sont toujours des textes qui dépeignent notre société. Traversée par Alain Souchon avec son regard de poète, sa nostalgie et son humanité profonde, elle prend une autre dimension. Ici et là sur les inégalités d’un même soleil qui n’éclaire pas tout le monde de la même façon : « Ici khâgne hypokhâgne grimpe à Normal Sup’, Là l’escalator est en panne, on tourne dans la ZUP, Fantin-Latour et Degas, allez va au musée, en bas d’la tour y’a deux gars, allez va t’amuser ! ».

Un terrain en pente où finalement il témoigne que c’est notre société qui est en pente. Comment parler d’une séparation sans dire qu’on s’est séparé ? En conjuguant le verbe aimer au passé (On s’aimait). Cet album, c’est presque toi, c’est presque moi, c’est presque nous (Presque, écrite avec Edouard Baer). C’est presque moi à Lille sur la Grand Place car Alain Souchon à cette faculté à nous mettre des images dans la tête. C’est presque nous, les hommes au cafard capillaire quand « on s’ramène les cheveux vers l’avant en les lavant pour que tout soit un peu comme avant ». Alors la chanson : Art majeur ou Art mineur ? On espère que Debussy Gabriel Fauré nous en donne la réponse. En tout cas moi j’ai ma réponse quand il s’agit d’Alain Souchon.

L’album âme Fifty Fifties, n’est pas vraiment ce que l’on pourrait une réédition, mais plutôt un voyage, une revisite de chansons en mode acoustique (guitares, piano, voix). Tout ce que j’aime (un peu comme le crabe en sauce et le thon au naturel !). Cette allusion fait référence à Sardine, issue de son sixième album en 1983. On retrouve une sublime version de On avance écrite avec Louis Chédid dans âme Fifty Fifties revisitée par Alain, j’ai ma place pour le concert au zénith de Toulouse du 12 mars 2020, pardon du 27 mai 2021, re pardon le 03 février 2022. On ne s’en sort plus de ces histoires. Allez ! réécoutez ces deux albums sans modération et surveillez le passage d’Alain Souchon près de chez vous.

Presque (Album âme fifties 2019)

Ici et là :